06 avril 2007

Confiriez-vous le bouton nucléaire à cet homme ?

Le témoignage du jour (emprunté au Nouvel Obs) vient de l’ex-ministre Azouz Begag. Tous ces témoignages concordent : cet homme ne sait pas se maîtriser !   

Dans "Un mouton dans la baignoire", Azouz Begag relate notamment la crise née entre lui et le ministre de l'Intérieur à la suite des propos de ce dernier à Clichy-sous-Bois en octobre 2005. Nicolas Sarkozy s'y rend après la mort de deux jeunes électrocutés et parle de "racaille". Azouz Begag s'oppose alors dans la presse le lendemain à cette "sémantique guerrière". Marianne publie des extraits de cette tension entre les deux hommes relatée par Begag dans son livre. En novembre 2005, Nicolas Sarkozy "(lui) passe un savon tellement incroyable qu'(il) ne peut s'empêcher de le consigner sur le champ : 'Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom… Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy… Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !'". "A chaque fois que j'essaie de placer un mot", explique Azouz Begag, "il me coupe : 'J'en ai rien à foutre, de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse la gueule…'".

Posté par GULLIVER à 17:36 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires sur Confiriez-vous le bouton nucléaire à cet homme ?

  • a regarder

    Pour sourire, vous connaissez la bourde de Rachida :

    http://video2007.over-blog.com/article-6298996.html

    Posté par Lannig, 07 avril 2007 à 18:46 | | Répondre
  • Confiriez-vous quoi que ce soit à cette femme :

    "Je continuerai à dialoguer, n'en déplaise à certains, avec tous les parlementaires ou toutes les autorités démocratiquement représentatives."
    Ségolène Royal en tournée au Moyen-Orient,
    Après avoir écouté un élu du Hezbollah et avant d'avoir refusé de discuter avec des élus du Hamas.
    le 2 novembre 2006

    "C'est vrai que le survol par les avions israéliens met en difficulté la Finul, porte atteinte à sa crédibilité et donc j'ai bien l'intention d'en parler aux dirigeants israéliens. Il faut que ces survols cessent."
    Ségolène Royal en tournée au Moyen-Orient,
    Visite au quartier-général de la Finul
    le vendredi 1er décembre 2006

    "Les survols qui subsistent sont liés à un certain nombre de faits ou d'événements qui les justifient. Ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël."
    Ségolène Royal en tournée au Moyen-Orient,
    Après un entretien avec le premier ministre israélien, Ehoud Olmert
    le 4 décembre 2006

    "Il y a beaucoup de choses que vous dites que je partage, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis."
    Ségolène Royal en tournée au Moyen-Orient,
    A un député du Hezbollah qui vient de lui expliquer "la folie de la politique américaine" et comparer Israël et "nazisme"
    le 1er décembre 2006

    "Avoir la nostalgie des 'valeurs traditionnelles' ne vaut pas fascisation des cervelles et même trouver qu'il y a 'trop d'immigrés' ne signifie pas consentir à leur discrimination."
    Ségolène Royal,
    Dans son chef d'oeuvre télégraphique disponible en ligne, Désirs d'Avenir
    6 avril 2006

    "Ne comptez pas sur moi pour parler de ce qui ne va pas !"
    Ségolène Royal,
    En visite de campagne en Corse
    le 15 juillet 2006

    "En termes de qualité de vie au travail, les résultats des 35 heures sont mitigés."
    Ségolène Royal,
    Désirs d'Avenir
    le 5 mai 2006

    "Les 35h constituent un formidable progrès social. Personne ne peut le contester."
    Ségolène Royal,
    Ripostes, France 5
    le 17 décembre 2006

    "Je ne suis pas favorable à une augmentation globale du budget européen."
    "Le budget européen doit être sensiblement augmenté."
    Ségolène Royal réussit l'exploit de se contredire dans une même intervention,
    Conférence de presse sur l'Europe
    le 11 octobre 2006

    "La famille c'est un père et une mère."
    Ségolène Royal,
    Le Parisien / Aujourd'hui en France
    23 février 2006

    ET UNE BELLE PERLE :
    "J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison."
    Ségolène Royal,
    Fait l'éloge de la Justice chinoise, confondant rapidité et efficacité, alors que les droits de la défense y sont bafoués et la peine de mort encore appliquée
    9 janvier 2006

    Vous pouvez me censurer, hein.

    Posté par Mae_, 15 avril 2007 à 15:11 | | Répondre
  • Je confierais volontiers les clés de l'Elysée à cette femme

    Censurer, ce n’est pas ma conception de la démocratie.
    Je vous remercie au contraire de contribuer à l’animation de ce blog.
    Il y a beaucoup de choses dans ce que vous dites.
    Le voyage au Moyen-Orient ? Moi aussi, j’ai été surpris, voire choqué, sur le moment. Vu d’ici, le principe de non contradiction cher à Aristote semble avoir été quelque peu malmené. Et puis, j’ai regardé les échos, les réactions sur place. Elles ont été apparamment très positives, aussi bien à Tel Aviv qu’à Beyrouth et à Ramallah ! C’est un véritable exploit !
    Dans cet « orient compliqué », Ségolène Royal a écouté les deux parties et il ne lui a pas fallu longtemps pour se rendre compte qu’aucun dialogue n’est possible avec les Israéliens sans leur donner au préalable des gages concernant leur sécurité. D’où l’inflexion du discours sur les survols… Elle s’est adressée sans préjugé à des adversaires stressés mais peut-être moins irréconciliables qu’on ne le pense et sa façon empathique d’écouter est apparamment la bonne méthode.
    Si elle a esquivé la rencontre avec le Hamas, c’est à cause de la tempête dans un verre d’eau suscitée en France, à des fins électoralistes, par les propos non traduits en français tenus par un représentant du Hezbollah. Le gouvernement israélien a utilisé cela pour exercer un chantage. Elle était obligée de choisir entre rencontrer les dirigeants israéliens ou rencontrer le Hamas. Or, si elle avait quitté le Proche-Orient sans rencontrer les Israéliens, elle se serait placée dans une situation de rupture avec Israël non seulement catastrophique au plan de la politique intérieure française mais contre-productive si elle doit un jour, en tant que présidente française, contribuer à rapprocher les adversaires. Le Hamas l’a bien compris et ne lui en a pas tenu rigueur, d’autant qu’elle n’a cessé de plaider pour la reprise de l’aide européenne à la Palestine.
    Sur les « valeurs traditionnelles » et le « trop d’immigrés », je ne vois pas où est la contradiction. Là encore, Ségolène a écouté les gens, et elle ne se résoud pas à abandonner au Front national un électorat populaire qui a le droit de préférer le roquefort au MacDo et de penser avec Michel Rocard que la France n’a pas la capacité d’accueillir toute la misère du monde mais qu’elle doit seulement en prendre sa juste part. Car ce sont bien les classes populaires qui hébergent ces flux migratoires, pas les habitants de Neuilly !
    Sur la Corse, c’est trop facile de sortir une phrase de son contexte pour ridiculiser celle qui l’a prononcée ! Elle voulait seulement dire que la Corse ne se résume pas à une bande de semi-mafieux qui font sauter des bureaux de poste.
    Sur les 35 heures, là encore pas de contradiction. Elles sont un progrès social pour la grande majorité mais leur application abusive dans certaines entreprises s’est traduite par une aggravation des conditions de travail et une baisse du pouvoir d’achat.
    Sur le budget européen, je n’ai évidemment pas assisté à cette conférence de presse (vous non plus, je parie), mais si je me réfère au Figaro, qui ne passe pas pour ségoléniste, elle a bel et bien demandé une augmentation de ce budget. Pas de contradiction, jusqu’à preuve du contraire.
    « Un père et une mère » : encore une phrase sortie de son contexte ! Ségolène Royal attache une grande importance à la situation des femmes célibataires des quartiers pauvres qui se trouvent dans l’impossibilité matérielle d’éduquer leurs enfants. D’où le projet de service de la petite enfance, l’une des réponses à la crise des banlieues.
    Finissons par la Chine. La justice chinoise dont parle Ségolène, ce sont les tribunaux du commerce. Ignorez-vous qu’en France, c’est une pratique courante de mettre en faillite des PME pour les faire racheter à vil prix par des prête-noms agissant pour le compte de ceux-là même qui siègent aux tribunaux du commerce ? Il semble que, sur ce plan-là, la justice française n’ait effectivement pas à s’ériger en modèle…
    Merci à vous, en tous cas, de m’avoir donné cette occasion de rectifier certaines déformations des propos de notre candidate.

    Posté par gulliver, 16 avril 2007 à 11:04 | | Répondre
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