10 décembre 2007

Rama, Fadela et Nicolas, ou la comédie du pouvoir

Quel paradoxe ! La constitution de 1958, revisitée par notre prince – président, confère un tel pouvoir au chef de l’Etat que le voilà obligé de susciter au sein de son cabinet godillot son opposition virtuelle.

Comme dans le gouvernement de coalition d’une démocratie parlementaire, il a dans son ministère son aile droite, avec un Hortefeux qui surjoue son rôle de méchant, et son aile gauche qui fait part publiquement des ses états d’âme en matière d’expulsions sauvages ou, aujourd’hui, de courbettes envers un chef d’Etat particulièrement infréquentable.

Paradoxe des paradoxes, cette aile gauche ne vient pas de ces éléphanteaux transfuges qui se proclament haut et fort « toujours socialistes », comme si le socialisme moderne devait trouver sa synthèse dialectique dans le sarkozysme. Non, on la trouve chez de frêles jeunes femmes issues de la société civile !

En faisant part publiquement de leurs indignations, que l’on veut croire sincères, loin de s’opposer, elles jouent le rôle prévu pour elles dans la pièce. Face au mutisme de pseudo-socialistes qui découvrent au gouvernement une discipline qu’on aimerait bien voir pratiquer à l’intérieur du PS, il faut bien que ce soit elles, la black et la beurette, qui apportent à ce gouvernement ce supplément d’âme qui lui fait cruellement défaut. Elles sont au gouvernement Fillon ce que la confession précédant la messe du dimanche est au patron voyou. Un moyen commode d’absolution.

Posté par GULLIVER à 09:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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